En micro-entreprise, vos cotisations sociales se calculent directement sur le chiffre d’affaires encaissé, pas sur votre bénéfice. Pas de charges à déduire, pas de comptabilité d’engagement : un taux, une multiplication.
Ce simulateur vous dit ce qu’il vous restera réellement, et surveille au passage les deux seuils qui font basculer votre régime. Aucune donnée n’est envoyée ni enregistrée.
Ce qu’il vous reste
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Renseignez votre chiffre d’affaires.
Cotisations sociales
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Contributions annexes
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Versement libératoire
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Taux de prélèvement
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Renseignez votre chiffre d’affaires pour obtenir votre analyse.
Ce qui est compté, et ce qui ne l’est pas. Ce simulateur calcule les cotisations sociales, la contribution à la formation professionnelle, la taxe pour frais de chambre consulaire et, le cas échéant, le versement libératoire de l’impôt. La CFE (cotisation foncière des entreprises) dépend de la base minimale votée par votre commune : aucun simulateur ne peut l’estimer à votre place, mais vous pouvez saisir le montant de votre avis d’imposition et il sera réparti sur la période choisie. Laissez le champ vide si vous ne la payez pas encore, elle n’est pas due l’année de création. La CFP et la taxe consulaire ne sont pas dues en dessous de 5 000 € de chiffre d’affaires annuel. Les professions libérales, rattachées ni à une CCI ni à une chambre de métiers, ne paient pas de taxe consulaire. Si vous n’avez pas opté pour le versement libératoire, votre impôt sur le revenu est calculé séparément, après un abattement forfaitaire pour frais qui dépend de votre activité.
Conditions d’accès au versement libératoire. L’option est réservée aux micro-entrepreneurs dont le revenu fiscal de référence du foyer, deux ans avant l’année d’application, ne dépasse pas la limite de la deuxième tranche du barème de l’impôt sur le revenu, majorée de 50 % par demi-part supplémentaire. Ce plafond est réévalué chaque année : vérifiez le montant en vigueur sur impots.gouv.fr avant d’opter.
Barème 2026. Plafonds du régime micro et seuils de franchise en base de TVA à jour de la loi du 3 novembre 2025, qui a abrogé l’abaissement du seuil unique à 25 000 €. Sources : plafonds et seuils de TVA sur economie.gouv.fr, taux du versement libératoire sur impots.gouv.fr, taxe pour frais de chambre consulaire sur Bpifrance Création. Calcul indicatif, sans valeur contractuelle.
Comment vos cotisations sont calculées
Le régime micro-social applique un taux unique à votre chiffre d’affaires encaissé sur la période déclarée, mensuelle ou trimestrielle. Ce taux couvre l’ensemble de votre protection sociale : maladie, maternité, retraite de base et complémentaire, invalidité-décès, allocations familiales, CSG et CRDS.
La conséquence est brutale mais simple : si vous n’encaissez rien, vous ne payez rien. Et inversement, une facture encaissée génère des cotisations même si elle ne vous a rien rapporté une fois vos frais payés. C’est la limite du régime pour les activités à charges élevées.
S’y ajoute la contribution à la formation professionnelle, comprise entre 0,10 % et 0,30 % selon votre activité. Elle n’est pas due si votre chiffre d’affaires annuel reste sous 5 000 €.
Les deux seuils qu’il ne faut pas confondre
C’est la confusion la plus répandue, et la plus coûteuse. Il existe deux seuils totalement indépendants, qui ne déclenchent pas du tout la même chose.
Le plafond du régime micro
203 100 € pour la vente de marchandises, 83 600 € pour les prestations de services. Le dépasser vous fait sortir du régime micro-entreprise, mais seulement après deux années civiles consécutives de dépassement. Un pic isolé ne vous éjecte pas.
Le seuil de franchise en base de TVA
85 000 € pour la vente, 37 500 € pour les services. Bien plus bas, donc atteint bien plus tôt. Le franchir signifie que vous devez facturer la TVA à vos clients et la reverser, mais vous restez au régime micro. Les deux choses n’ont rien à voir.
Un second seuil, dit majoré, existe à 93 500 € et 41 250 €. En dessous, le dépassement du seuil de base ne vous rend redevable qu’au 1ᵉʳ janvier suivant. Au-dessus, l’assujettissement est immédiat, dès le mois du dépassement.
Ces montants ont fait l’objet d’une réforme très commentée visant à abaisser le seuil à 25 000 € pour tous. Elle a été abrogée par la loi du 3 novembre 2025, qui a rétabli les seuils antérieurs. Ce sont bien ces derniers qui s’appliquent.
Le versement libératoire : dans quel cas c’est intéressant
Cette option vous permet de régler votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations, à un taux fixe et faible : 1 % pour la vente, 1,7 % pour les services BIC, 2,2 % pour les BNC. Vous soldez ainsi votre impôt au fil de l’eau, sans régularisation.
L’accès est conditionné à votre revenu fiscal de référence : celui du foyer, deux ans avant l’année d’application, ne doit pas dépasser la limite de la deuxième tranche du barème de l’impôt sur le revenu, majorée de 50 % par demi-part supplémentaire. Ce plafond étant réévalué chaque année, vérifiez le montant en vigueur sur impots.gouv.fr avant d’opter.
Le calcul d’opportunité est simple : le versement libératoire est avantageux si vous êtes imposable. Il devient une perte sèche si vous ne l’êtes pas, puisque vous payez alors un impôt dont vous auriez été dispensé. Beaucoup de micro-entrepreneurs à faibles revenus le choisissent par confort et y perdent chaque année.
L’ACRE, et l’effet de marche qui suit
L’ACRE réduit vos cotisations de moitié pendant votre première année d’activité. C’est un vrai coup de pouce au démarrage, mais il crée un piège de trésorerie que peu anticipent : vos cotisations doublent du jour au lendemain à la fin de la période.
Un prestataire BIC passe de 10,6 % à 21,2 %. Sur 3 000 € encaissés mensuellement, la ponction passe de 318 € à 636 €, plus de 300 € de trésorerie en moins chaque mois, sans que le chiffre d’affaires ait bougé. Le simulateur affiche ce montant futur pour vous éviter la mauvaise surprise.
Ce que ce simulateur ne calcule pas
Deux prélèvements restent en dehors du calcul, volontairement.
La cotisation foncière des entreprises (CFE) d’abord : son montant dépend de votre commune et de la base minimale votée localement. Aucun simulateur générique ne peut l’estimer honnêtement. Bonne nouvelle cependant, elle n’est pas due l’année de création.
La taxe pour frais de chambre consulaire ensuite, due par les commerçants et artisans au-delà de 5 000 € de chiffre d’affaires annuel. Ses taux varient selon le statut et la chambre de rattachement.
Enfin, si vous n’avez pas opté pour le versement libératoire, votre impôt sur le revenu est calculé séparément, sur votre chiffre d’affaires diminué d’un abattement forfaitaire pour frais : 71 % pour la vente, 50 % pour les services BIC, 34 % pour les BNC. Cet abattement remplace toute déduction de frais réels, vous ne pouvez rien déduire d’autre.